Elle rentre. Après une journée de travail. Elle est donc un peu fatiguée. Mais elle est toujours un peu fatiguée. Elle a l’habitude. Sa vie est comme ça. Sa vie ? Elle ne sait plus trop. Peu importe, elle ne va pas si mal.
Et puis on la dit intelligente, jolie. Admettons, pense-t-elle, un peu sceptique.
Elle ne l’a pas vu. Elle l’entend simplement. Une voix grave mais douce, une diction soignée… Sa voiture est en panne, il voudrait téléphoner. Etonnant qu’elle ne l’ait pas vu arriver : un arbre ! pas loin du mètre quatre-vingt-dix probablement, massif, un long manteau noir, des cheveux foncés, jetés vers l’arrière. Et sa bouche, tellement régulière, comme dessinée. Une bouche dont on a envie de suivre du doigt le contour, comme ça, simplement. Longtemps.
Etrange, son écriture… elle l’observe pendant qu’il note le téléphone d’un garagiste, une écriture vieillotte, presque des pleins et des déliés. On n’a plus l’habitude ! Elle sourit.
Le dépanneur arrivera vite mais il faut attendre un peu. Elle lui offre un verre. Elle dans le canapé, lui dans un fauteuil, en face. Ils sont embarrassés, ne savent trop quoi dire. Alors ils se taisent de longs moments puis échangent quelques banalités, se taisent encore. Mais c’est curieux, elle ne se sent pas mal à l’aise. Par moment elle surprend son regard posé sur elle, de ces regards qu’on dit magnétiques. Elle rit intérieurement : la voilà bien avec ses clichés !
Elle est déçue d’entendre la sonnette. Il se lève, la remercie, si, vraiment, vous avez été très aimable… Et il s’en va.
*
Le lendemain, comme la veille, il a fait chaud. Ça devrait être un soulagement, ce vent léger, rafraîchissant. Mais non : elle attend. elle l’attend. Sur la terrasse, mal installée. En regardant sa montre toutes les cinq minutes. Redoutant le moment où il ne sera plus possible qu’il apparaisse.
Déjà presque 21 heures. L’angoisse qui noue les entrailles. Ça fait mal.
Un toussotement, une silhouette, un bouquet de fleurs… pour la remercier. Il les lui tend, un peu intimidé.
-Mais il ne fallait pas …
Alors ils font un peu connaissance. Tranquillement. Quelques pas dans l’allée puis dans la rue. Il fait doux. La vie est belle.
*
Deux jours passent. Il l’appelle comme promis. Toujours cette voix douce, sensuelle, qui la fait flotter. Quel bonheur !
Et c’est le week-end. Il l’a invitée chez lui. Il est venu la chercher et l’a emmenée en voiture. Ils arrivent non loin de Paris. Il faut d’abord traverser un immense parc. Puis devant elle, une vieille maison, grande, imposante. Ce doit être ce qu’on appelle un manoir.
C’est une maison sombre, mystérieuse, envoûtante. Elle s’y sent bien puisqu’il est là. Elle n’y resterait pas seule pourtant. Enfin peut-être pas, disons.
Et puis tout va très vite.
*
Elle n’a jamais éprouvé quelque chose de semblable. Ce côté fusionnel, c’est étrange, fort, tout à fait inconnu…
Il lui dit :
-Je pourrais passer ma vie à t’embrasser.
Elle lui répond :
-Moi aussi.
Et c’est vrai, ce n’est pas une image, une politesse, un compliment. Il pourrait littéralement passer sa vie à l’embrasser. L’impression que rien d’autre ne serait nécessaire.
La serrer dans ses bras aussi. A en étouffer, à en avoir mal, la serrer, je me donne à toi, accepte-moi, prends-moi pour toujours. Injonctions inutiles, c’est évident. C’est tellement curieux , nouveau, cette évidence.
*
Pourtant le lundi matin il faut partir.
Chacun de son côté.
-Au revoir la Belle.
Il s’enfuit presque.
Elle ne comprend pas, c’était si fort.
*
Impossible de se concentrer sur son travail.
Il se sentait tellement heureux.
Elle dormait, sereine, épanouie. Mais ce baiser qu’il a déposé dans son cou. Et puis, brusquement la bouche qui s’ouvre, l’envie d’embrasser plus fort, il suce, il aspire, la mord presque. Elle se réveille, le regarde, un peu étonnée, souriante pourtant. Il se détache d’elle, se précipite hors du lit : il faut qu’il boive.
Il n’a rien trouvé pour étancher sa soif. Il n’a pas pu se coucher à nouveau à côté d’elle. Il a attendu, ailleurs, loin, dans la pièce la plus éloignée de la chambre. Il tremblait.
Et là il ne tient pas en place. Pas la peine de continuer à faire semblant de travailler. Il sort. Toujours cette chaleur et surtout ce soleil. Etrange comme il le supporte mal ce matin. Il sent comme une brûlure. Pourtant d’habitude sa peau résiste bien.
Il continue malgré tout de marcher, comme ça au hasard dans les rues. Longtemps. Il ne sait pas comment il est rentré. Il ne sait pas ce qui s’est passé. Un moment il s’est réveillé, brûlant, la tête prête à exploser, une impression de faiblesse, impossible de se lever. Il ignore
combien de temps ça a duré.
*
Il l’appelle. Il entend sa voix . Elle est douce mais comme éteinte. Trois jours sans nouvelles, lui dit-elle. Il lui raconte la fièvre, quelque chose d’inexplicable. Il ne comprend pas. Il lui demande de le croire, lui jure qu’il l’aime, qu’il va venir. Mais pas tout de suite : il n’a pas la force. Elle comprend. Elle accepte.
Il peut se lever un peu mais il est faible. Il veut ouvrir les volets, aérer la chambre. La clarté lui brûle les yeux. La journée se passe donc comme cela, volets clos. Il est agacé par divers bruits. Son ouïe semble s’être étrangement développée.
*
La nuit venue il va un peu mieux. Il faut qu’il sorte : il a faim. Comme extérieur à lui-même, il s’entend commander une viande saignante. Il est à la fois dégoûté et étrangement attiré par ce met. Pourtant il doit bien admettre que ça lui fait du bien, il est mieux maintenant. Ses yeux ont cessé de picoter et même il a l’impression de voir avec une acuité totalement inhabituelle. Il aperçoit d’ailleurs un livre, probablement oublié par un consommateur, là, à l’opposé. Il se lève et s’en saisit. D’un geste presque brutal.
Anne Rice, Entretien avec un vampire.
Il dévore le roman. Son cerveau est plus rapide que ses doigts qui ne tournent pas suffisamment vite les pages.
Il rentre chez lui en titubant. S’effondre. Sanglote.
Pourquoi ce roman le bouleverse-t-il ?
Il est allongé, les yeux ouverts, le regard fixe. Peu à peu des bribes de son passé lui reviennent, l’enfance dont il ne lui reste que quelques vagues souvenirs. Un petit garçon, des parents aimants, un jardin. Un lapin retrouvé mort, une mort mystérieuse, le lapin vidé de son sang. Et tout de suite après l’hôpital. Oui il se souvient maintenant. Ses parents sont là, il entend le médecin, sa mère qui pleure, qui ne cesse de répéter que ce n’est pas possible, qu’on se moque d’eux, que c’est une erreur. Et le regard qu’elle lui lance alors. Un regard d’amour et d’horreur mêlés. Le mouvement de recul quand il lui tend les bras.
*
C’est là que les transfusions avaient commencé. Une forme de leucémie. Incurable mais peut-être pourrait-il vivre tout de même encore longtemps, presque normalement. Il les avait cru. Et il avait vécu.
Maintenant il comprenait tout.
Il comprenait aussi que le traitement ne suffisait plus.
*
Le téléphone. Il sait que c’est elle. Il ne peut répondre. Il ne doit plus l’approcher. Plus jamais.
Elle ne cesse d’appeler. Il se bouche les oreilles. Il hurle. Puis il s’endort, épuisé.
Mais il est bientôt réveillé par ses pas, au loin. La porte s’ouvre, elle est devant lui. Pâle, diaphane même. Les cheveux défaits sur ses épaules à peine couvertes d’un vêtement qu’elle a enfilé à la hâte. Des traces de larmes. L’air tellement désemparée. Elle n’approche pas, reste immobile, comme désorientée. Il se retient de se lever, la prendre dans ses bras, lui dire les mots qu’il voudrait lui dire mais qui sont interdits maintenant. Il ne doit pas céder. Quoi qu’il lui en coûte.
-Va –t-en !
Sa voix a perdu toute douceur. Elle recule. Pourtant elle ne s’en va pas. elle reste là, hébétée. Les larmes coulent, des larmes qu’elle ne sent pas. Il se cache le visage, lui ordonne à nouveau de s’en aller. Il se dresse et la menace. Mais elle se précipite dans ses bras. Il cède. Il l’étreint. Un peu de chaleur lui revient. Il l’embrasse à l’étouffer, à la tuer.
Il doit lui parler.
*
Elle l’a écouté. Attentive, impassible.
Il lui dit :
-Maintenant pars.
Comme une somnambule, elle s’en va, abasourdie. Elle va rentrer chez elle. Rien de tout cela n’est arrivé, elle a rêvé, elle va se réveiller.
Deux somnifères et elle s’endort finalement.
*
Le lendemain elle se sent beaucoup mieux. Comment a-t-elle pu marcher ? Franchement c’est ridicule. Quel drôle de tour ! Elle va l’appeler et ils vont rire ensemble. Un goût douteux tout de même. Elle n’est pas vraiment sûre d’apprécier.
Elle n’arrive pas à le joindre.
*
Il s’est d’abord contenté de pis-aller. Mais ce temps passe vite. Il lui faut des proies humaines. Dans cet état il ne pense plus, il ressent seulement, il pousse des hurlements de bête sauvage. Il est une bête qui erre dans la nuit et ne se contrôle plus. Seul le sang humain l’apaise, provisoirement.
Il redevient alors lui-même et souffre de l’absence de celle qu’il aime. Une seule issue, fatale en un sens. Peut-il lui demander cela ? Supporterait-il de voir la femme qu’il aime devenir comme lui un être de violence et d’horreur ? Non. Il faut qu’il accepte ce qu’il est et qu’il vive seul à tout jamais.
*
Elle n’en peut plus. Elle va retourner au manoir. Elle veut savoir ce qu’il lui cache. Un autre femme, sans doute. Banal ! Mais cette histoire de vampire … S’il était fou ? Oui ça ne peut être que ça. Elle sera forte. Elle ne s’imposera pas. Simplement elle veut comprendre.
Mais quand elle arrive chez lui, il est en train de sortir. Sans trop savoir pourquoi, elle se cache. Elle le regarde parcourir l’allée. Elle est d’abord frappée par sa pâleur. Plus il se rapproche, moins elle le reconnaît. L’expression de son visage… sa bouche soudain si cruelle, le regard dur, la détermination. Elle frissonne. Mais elle va le suivre. Il marche vite, elle peine un peu. Il se dirige vers les quais. Les ruelles sont désertes. Elle doit faire attention, il lui est de plus en plus difficile de se dissimuler.
*
Bien sûr il l’a vue. Sentie plutôt. Il sait qu’elle le suit. Après un moment de panique, il s’est dit qu’il valait mieux qu’elle sache qui il était vraiment. Alors il continue. Elle fuira. Ce sera mieux.
Il arrive sur les quais. Les prostituées l’interpellent. Il ralentit l’allure, semble faire son choix. Et en effet, il parle à l’une d’entre elles. Elle l’emmène.
*
Elle se sent sale tout à coup. Cet homme… elle a cru en lui !. Les larmes vont couler. Elle va rentrer, plus la peine maintenant. Pourtant elle regarde encore. Ils sont devant une porte, la jeune femme a sorti les clés. Mais il prend la main de la prostituée et l’entraîne. Elle résiste un peu, fait non de la tête. Elle rit et le suit finalement. Quel couple écoeurant ! Cette jupe trop courte, les bottes noires jusqu’à mi-cuisse. C’est abject !
Pourtant peu à peu le chagrin laisse place à une envie étrange. Elle ne veut plus fuir. Au contraire elle voudrait se joindre à eux. Elle va l’appeler. Non ce n’est pas possible. Elle résiste. Mais elle continue à les suivre. Au bord de l’épuisement.
*
Il l’emmène sous un pont. Il fait nuit noire. Elle a peine à les observer. Il faut qu’elle se rapproche. Elle le voit maintenant. Très vite il écarte les cheveux de la jeune femme. Pas la moindre douceur. Le cou est dégagé. Il l’embrassse longuement. Elle semble se laisser aller. Feint-elle le plaisir, comme elle doit en avoir l’habitude ? Le baiser est long, elle gémit, abandonnée. Puis il la lâche brutalement. La prostituée s’affaisse sur le banc, inerte, le plaisir et l’étonnement dans les yeux pourtant.
*
Elle, elle est fascinée, incapable de la moindre réaction.
Il s’approche, la prend dans ses bras.
C’est à elle de choisir maintenant.
**
août 2005
آ Allez !
J’y comprends rien. J’étais tranquillement en train de digérer quand on est venu m’attraper, me ficeler ou tout comme et me balancer dans un camion avec d’autres malheureuses victimes aussi ahuries que moi. Et me voilà maintenant dans un couloir nauséabond à supporter un abruti qui me crie dessus et qui ne cesse de vérifier que l’espèce de cocarde dont ils m’ont affublé, tient convenablement. J’ai pas l’air bête avec ce truc. En plus ça tiraille, c’est agaçant, et je reste poli…
Voilà qu’il crie de plus belle. Non mais qu’est-ce qu’il a, ce zouave, à me pousser et à me frapper. Ah ? tiens ? de la lumière ! Quoi, je peux sortir ? Ah ben pas trop tôt. Merci mon gars, l’était temps…
Oui mais… c’est quoi , ce truc jaune qui me colle aux pattes ? Et puis les fermiers… qu’est-ce qu’ils sont nombreux ! Et qu’est-ce qu’ils font là, assis, en rond ?
Ah ! Je l’avais pas vu, celui-là. On se demande comment j’ai pu le louper d’ailleurs, accoutré comme il l’est ! Au fait, c’est un homme ou une femme ? Il a comme un petit chignon… un corsage étincelant… doré… un collant… rose ! ça doit être une femme. Ah ? …non … le collant … colle … C’est un homme ! Pas de doute. Beau petit cul, dis donc !
Mais qu’est-ce qu’il fait ? Il se met à agiter un bout de tissu. Et il me regarde. Il me parle, on dirait. Qu’est-ce que je suis supposé faire? Bon ben je vais aller voir ça de plus près, j’aime bien comprendre, moi !
Oh mais le voilà qui s’agite carrément. Son bout de tissu a l’air de l’agacer sérieusement. Bon, il a pas l’air méchant, je vais lui donner un coup de main. Après tout, maintenant que je suis là…
Mais pourquoi il continue à s’agiter alors que je veux l’aider. .. Ben oui mais gauche, droite, droite, gauche, … je commence à m’étourdir, moi ! Va falloir qu’il se débrouille tout seul. Je lâche l’affaire !
Oh mais voilà d’autres fermiers. Toujours cet étrange déguisement. Je vais aller les saluer. Ça se fait, après tout. Mais… pourquoi courent-ils ? Ils vont où ? Eh, les gars ! Attendez-moi !
Aïe ! Pas drôle ! Pas drôle du tout. Et ça fait mal en plus ! Qu’est-ce qu’ils croient ? que c’est marrant de se retrouver la tête dans leur foutue palissade. Eh, venez m’aider, j’en sors pas, moi. Ah les vaches !
Ouf, ça y est, j’ai pu me dégager. Tiens, je vais le suivre, celui-là. Il a une bonne tête, il acceptera peut-être de me ramener chez moi. Parce que là, je vous l’avoue, je suis un peu mal. Pas à l’aise, quoi.
Mais qu’est-ce qu’ils font ? Oh non, ça recommence, les tissus qui volent et ma tête qui tourne ! Et qu’est-ce que c’est que cette musique ? Ah enfin les voilà, les fermiers, les vrais, les à cheval ! Respect ! Ben oui mais ce qui m’inquiète, c’est qu’ils sont déguisés pareil…même les chevaux, dis donc. Jamais vu autant de paillettes, moi ! Trop drôle ! Z’avez l’air con, les gars ! Faut vous plaindre à la SPA !… Mort de rire !
Ah ben oui mais non, là je dis non. Ça fait mal leur truc. Qu’est-ce qu’il a à me piquer dans la nuque, l’autre vieux , là ! Ben si c’est ça, fini, je m’en vais, z’avez gagné, les mecs ! Il est où le couloir ? Je vois plus très clair. Et puis c’est quoi ce qui me coule le long des flancs? Oh mais j’ai même un sérieux coup de pompe. Et le soleil qui cogne, en plus !
Quoi ? Oh ben non, qu’est-ce qu’ils me veulent encore ? Ah non ! Plus de cocardes ! J’ai déjà l’air assez bête comme ça ! Mais… c’est pas des cocardes… ça pendouille. Et ça tire ! Quoi, veulent que j’aie l’air aussi con qu’eux ? Ça va pas tarder, je vous le dis ! Je suis pas vaniteux mais là pour supporter, faudrait de l’abnégation : des bleus, des blanches, des roses… je veux bien qu’ils s’amusent mais là ça commence à faire sérieusement mal.
Ils le font exprès, ou quoi ?
Et puis tous les autres assis, bêtement. Ah j’aimerais bien être peinard comme eux, moi. Et qu’est-ce qu’ils crient ? « Allez » ? Allez qui ? Ils se croient au foot ? N’importe quoi !
Ouh la, oh non, il remet ça, l’autre, là, le chef, on dirait bien… C’est plus tout à fait le même tissu. Oui ben il va se débrouiller tout seul, cette fois-ci parce que quand je veux l’aider, ça va encore pas, alors basta !
Quoi ?
Bon d’accord, j’y vais. Mais je suis bonne pomme ! Je mérite la légion d’honneur. Enfin non , j’ai rien dit ! J’en ai déjà assez, des décorations. J’en veux plus de vos décorations !
Mais enfin qu’il arrête de s’agiter sinon je vais jamais y arriver, moi…
Aïe. Ben oui, ça y est, je me casse la figure ! C’était prévisible, ça.
-Allez, allez !
Oui ben , je voudrais les y voir, moi. J’arrive plus à me relever, là. Oh et puis je suis tellement fatigué… Tiens, je sais pas si je me relève…
Pff…. T’y crois, toi ? Pas moyen de me débarrasser de celui-là. J’y vois rien. C’est quoi ça ? C’est tout mou… c’est pas le tissu… Quoi ? On m’encourage plus ? C’est fini les « Allez ! » Qu’est-ce qu’il se passe ? Eh ? Ben il se passe plus rien… J’ai chaud. Je suis fatigué.
Aïe ! ça fait mal. Sais pas ce que c’est mais alors ouh la ! ça ressort. Ça rentre encore. Aïe ! Ils remettent ça… Arrêtez , les gars, c’est plus drôle du tout…
Alleeeez !